Nouvelles de nos abeilles et de leur environnement (17/03/2018)

Rappel: conférence «Apiculture naturelle, paradoxe ou pléonasme ?», par Agnès Fayet

Ce vendredi 23 mars à 20 heures.

L’apiculture naturelle est-elle possible ? Nourrissement, stimulation, récolte, traitements anti-varroa, essaimage artificiel, élevage en nucléi, encagement des reines, …
Beaucoup d’apiculteurs se sentent actuellement tiraillés entre leur amour de l’abeille et leur volonté de pratiquer une apiculture respectueuse, et des techniques qui semblent devenir indispensables mais plus agressives pour l’abeille…
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Note d’Oncle Max – 17/03/2018

Nos abeilles viennent juste de profiter quelques jours d’une seconde floraison de noisetiers, de celle des cornus mas, des premiers saules marsault, des crocus et des petites pervenches, mais les revoilà confinées dans les ruches en attendant que ces quelques jours de gel passent.
Hier, prévoyant cela, j’ai refermé partiellement les plateaux des ruchettes DB7c aussi bien chez moi qu’au rucher tampon. J’ai remis à deux colonies fortes 500gr de Nektapoll Forte pour les aider à passer cette semaine froide, peut-être même une quinzaine froide – maximum 7°C à 8°C le jour – qui ne les encouragera pas à sortir ni aux plantes pollinifères à fleurir.
Cette météo va vraisemblablement ralentir le démarrage printanier des colonies. Du moment que les floraisons soient en phase avec les prochaines sorties, les risques sont limités pour autant que les abeilles aient encore suffisamment de réserves de nourriture pour elle et surtout pour le couvain.
Néanmoins, avec un automne et un hiver trop doux, les abeilles d’hiver sont déjà sorties plus que nécessaire et ont usé leur « capital énergie » : ce retard printanier pourrait avoir un impact non négligeable sur leur durée de vie et donc sur la vitalité des colonies ces prochaines semaines.
Comme chaque ouverture de ruche perturbe la colonie, celle-ci doit consommer plus d’énergie pendant plusieurs jours pour retrouver son équilibre.
Pour cette raison, je me suis retenu de toucher au couvre-cadre d’une seule de mes ruches et je ne compte pas le faire avant d’avoir en perspective une semaine à dix jours de temps favorable (+ de 14°C). A ce sujet, ma note précédente reste d’actualité.

À propos de Michel Fraiteur

Apiculteur amateur depuis 1977. Président de la SRAWE
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