Nouvelles de nos abeilles et de leur environnement (23/03/2019)

Livrer de nombreuses petites colonies en juin

Voici l’article décrivant la méthode du Dr Aumeier, que Guy nous a présentée dimanche passé

Livrer de nombreuses petites colonies en juin

Note d’Oncle Max – 23/03/2019

Voilà soleil et chaleur qui permettent à nos abeilles de ramasser le reste des floraisons de saules marsault et de pruneliers qui n’ont pas été endommagés par les bourrasques de la semaine dernière. Sur une rangée de 12 jeunes saules marsault, j’ai observé de nombreuses butineuses qui s’affairaient pour récupérer ce qu’elles pouvaient de pollen encore en bon état (+/- 10%).
Certains cerisiers du Japon et de Chine offrent déjà leurs floraisons. Tant mieux. Les fondatrices de bourdons (Bombus terrestris) cherchent aussi un abri pour démarrer leur élevage.
Si je n’ai pas voulu déranger mes abeilles avec une visite de printemps cette semaine, c’est pour leur laisser le temps de bien redémarrer sans risquer de briser leur élan.
Par contre, la semaine prochaine, si les prévisions se maintiennent, j’envisagerai de faire la première visite de printemps dans mes ruches dans le but premier de donner, si besoin, un peu d’espaces en remplaçant les partitions en rive par des cadres à construire et aussi pour poser la grille à reine aux colonies les plus fortes.
Pour le Rucher Tampon, il y a moins d’urgence et je ferai la visite de printemps un peu plus tard. On risquera de trouver un peu de couvain dans le bas des hausses, mais ce n’est pas trop contraignant pour les divisions. Au contraire, cela pourrait permettre de rééquilibrer certaines colonies qui ont moins de couvain.
Il est assez difficile de prévoir les travaux avec cette météo qui fait du yoyo avec les extrêmes.  De plus, les températures nocturnes prévisionnelles ne dépassent toujours pas les 5°C en moyenne, ce qui nous oblige à garder momentanément les plateaux sous les planchers grillagés.   Suivons l’adage « en avril ne te découvre pas d’un fil ».

État de la biodiversité mondiale pour l’alimentation et l’agriculture (III)

Dans ce troisième article, nous analysons les facteurs de changement de la BAA et leur influence, avec un focus sur la situation des pollinisateurs.

A lire sur:http://www.srawe.be.preview05.oxito.com/wp/?p=5539

A propos du thiaclopride

Des pétitions circulent régulièrement ces derniers temps au sujet du thiaclopride, un néonicotinoïde. Voici un avis de Martin Dermine. Martin Dermine est vétérinaire; il travaille pour PAN Europe (Pesticide Action Network); il est également apiculteur, membre de la SRABE, membre du comité Mellifica (abeilles noires – Chimay) et membre d’Aristabee research.

Le thiaclopride a été classé « toxique pour la reproduction catégorie 1B » en 2015. Rien que pour cela, il devrait être interdit mais la Commission européenne souhaitait recevoir l’avis de l’EFSA avant de prendre une décision. D’après l’agenda de la réunion du Comité permanent de ces 21-22 mars, le cas du thiaclopride sera discuté pour la première fois mais il n’y aura pas de vote.   L’EFSA a récemment publié son évaluation de la substance qui est très mauvaise (reprotoxic 1B, de nombreux « data gaps » qui ne permettent pas de conclure l’évaluation, etc.).   Ceci-dit, il reste une possibilité légale pour les Etats membres de voter pour sa ré-approbation, c’est l’utilisation de l’article 4.7. du règlement pesticide qui donne la possibilité d’autoriser un pesticide pour 5 ans (une seule fois, non-répétable), c’est un type de dérogation lorsqu’il y a un risque à long terme pour la santé des plantes, notamment basé sur le fait que les agriculteurs ne disposent pas de suffisamment de substances actives de familles différentes (ce qui augmente le risque de résistance des ravageurs).   Et effectivement le thiaclopride est le dernier néonic réellement actif (raison pour laquelle il est massivement utilisé pour remplacer les 3 néonics restreints depuis 2013). Il reste bien l’acétamipride mais sa toxicité est très faible donc il est très peu utilisé.

Donc, comme vous le voyez, il va falloir encore agir au niveau des Etats membres pour les convaincre de ne pas utiliser l’article 4.7. Mais pour le moment, il s’agit simplement d’une discussion préliminaire… N’hésitez pas à signer des pétitions qui vous sont envoyées pour faire pression sur nos gouvernements.

A propos Michel Fraiteur

Apiculteur amateur depuis 1977. Président de la SRAWE
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